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         Au 17 novembre 2017

McGivney

L’abbé Michael J. McGivney est né à Waterbury, le 12 août 1852. Il était l’aîné d’une famille de treize enfants dont six sont décédés en bas âge. Ses parents, Patrick et Mary (Lynch) McGivney, sont arrivés aux États-Unis au cours de la grande vague d’immigration irlandaise du 19e siècle.

Michael J. McGivney a fréquenté les écoles de la classe ouvrière de Waterbury. Puis, après la guerre civile, alors que l’industrie métallurgique du Connecticut est en plein essor, il quitte l’école à l’âge de treize ans pour aller travailler. Son emploi dans le service de fabrication de cuillers d’une usine de cuivre, apporte un peu plus d’argent pour subvenir aux besoins de la famille. En 1868, à l’âge de seize ans, il quitte l’usine.

Avec l’objectif d’accéder à la prêtrise, il voyage jusqu’au Québec en compagnie du pasteur de Waterbury. Inscrit au collège de St-Hyacinthe, il travaille fort sur les matières qui vont le préparer au séminaire. Deux années académiques suivent, d’abord au séminaire Notre-Dame des Anges… et, par la suite, pendant une année au Collège Sainte-Marie, à Montréal.

À court d’argent et inquiet du sort de sa famille, il retourne vivre aux États-Unis. Puis, sur l’invitation de l’évêque de Hartford, il entre au séminaire St. Mary à Baltimore, au Maryland. Après quatre années d’études, le 22 décembre 1877, il est ordonné prêtre dans l’historique cathédrale de l’Assomption à Baltimore, par l’archevêque Mgr James Gibbons. Quelques jours plus tard, en présence de sa mère, il célèbre sa première messe en l’église de l’Immaculée-Conception de Waterbury.

L’abbé McGivney commence son ministère le jour de Noël 1877, en tant que vicaire à l’église St. Mary de New Haven. Il se dévoue constamment auprès des jeunes de la paroisse, en tenant des classes de catéchisme et en organisant une société d’abstinence totale contre l’alcoolisme.

En 1881, il commence à explorer avec un groupe de laïcs, la possibilité de fonder une société de bienfaisance, catholique et fraternelle. À une époque où les clubs paroissiaux et les sociétés fraternelles avaient beaucoup d’attrait, le jeune prêtre pensa qu’il y avait moyen d’oeuvrer à la fois à l’affermissement de la foi et au soulagement des familles pauvres, décimées par la maladie ou la mort de celui qui assurait le gagne-pain.

 Il fait part de son concept à Mgr Lawrence McMahon, évêque de Hartford, qui l’approuve. Il se rend jusqu’à Boston au Massachusetts, pour discuter avec des représentants du « Catholic Order of Foresters » (société de secours mutuel); puis il voyage jusqu’à Brooklyn pour consulter la Légion de bienfaisance catholique. Il rencontre aussi d’autres prêtres de son diocèse. Partout où il le peut, il recueille l’information qui aiderait les laïcs catholiques à s’organiser en société de secours mutuel.

Voyant la possibilité de lier le catholicisme à l’américanisme, à travers la foi et la vision audacieuse du découvreur du Nouveau Monde, l’abbé McGivney suggéra d’abord le nom « Fils de Colomb », mais à la suggestion de ses collaborateurs, l’appellation « Chevaliers de Colomb » fut adoptée, et c’est le 29 mars 1882, que la législature du Connecticut octroie une charte aux Chevaliers de Colomb, établissant ainsi formellement qu’il s’agit d’une corporation légale.

 Après sept ans de ministère dans la paroisse St. Mary, il est nommé pasteur de la paroisse St. Thomas à Thomaston, Connecticut, une ville industrielle située à seize kilomètres de sa ville natale. Tout en combattant le déficit de la paroisse et se dévouant généreusement pour ses ouailles, il continue en même temps de servir l’Ordre colombien, à titre d’Aumônier Suprême. Il est de plus en plus engagé personnellement dans l’effort de promotion de l’Ordre dans les divers États américains.

 De santé plutôt frêle, l’abbé McGivney est soudainement atteint d’une sérieuse pneumonie en janvier 1890. La maladie persiste et il décède le 14 août de la même année, à l’âge de trente-huit ans.

Présidée par l’évêque de Hartford, auquel s’étaient joints soixante-dix prêtres, la messe des funérailles réunit une foule considérable à laquelle participaient plusieurs dirigeants municipaux, et de nombreux Chevaliers venus des cinquante-sept Conseils déjà créés.

En treize années de sacerdoce, le dévouement et la compassion de l’abbé McGivney ont gagné l’amour de ceux qu’il servait. Sa profonde piété, son leadership et sa facilité à administrer, lui ont apporté la loyauté et l’affection de milliers de personnes qui le connaissaient tant comme prêtre, que fondateur de l’ordre des Chevaliers de Colomb.

Les Chevaliers poursuivent leur prière pour que soit reconnue dans l’Église la sainteté de ce fidèle serviteur.

 

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